AGT Robotics: «on attend que la tempête passe» - AGT Robotics

AGT Robotics: «on attend que la tempête passe»

MARC ROCHETTE
Le Nouvelliste
«L’avant-COVID-19, jusqu’au mois de mars 2020, ça roulait au bouchon pour nous et nos clients. Plusieurs projets aux États-Unis, des installations jusqu’en Turquie, une vente au Japon, les clients sont contents et heureux. Mars arrive. On a continué à rouler au ralenti pour certains clients qui étaient essentiels. Mais ça fait trois mois, on n’a pas eu de commandes».

Voilà comment Éric Bélanger décrit le changement drastique qui est survenu dans les affaires de son entreprise, AGT Robotics, à Trois-Rivières qui pourtant, quelques mois auparavant, avait décroché le prix mondial de l’innovation de l’année pour le développement de technologies de robotisation intelligentes.

«Ça fait des années qu’on travaille là-dessus, l’intelligence artificielle dédiée à la robotique industrielle, plus spécifiquement au soudage robotisé. On réussit aujourd’hui à autoprogrammer des robots», précise-t-il.

L’entrepreneur a profité de ce ralentissement forcé pour se préparer en vue de la relance. Comment? En travaillant sur quatre volets: programme de formation, développement de produits, processus interne et marketing. «Encore 80 % du personnel est au travail, on termine des travaux en cours et surtout, on se prépare parce qu’il va y avoir une relance», soutient M. Bélanger.

Or, celui-ci dit sentir que les gens sont de retour. «On a de plus en plus de demandes, on recommence à avoir des commandes, mais ça va être lent. Le plus inquiétant pour nous autres, c’est les grands joueurs qui, pour la majorité, ont retardé tout investissement de capitalisation jusqu’en 2021 car il y a tellement d’incertitude», fait-il remarquer.

Et le propriétaire se dit prêt à répondre à la demande qui peut venir de partout. «On a mis en place des outils extraordinaires, des outils de formation, des outils de travail à distance pour nos clients», fait-il valoir.

Et si la reprise devait tarder, AGT Robotics est à mettre en place des modèles de financement tant à l’interne qu’à l’externe.

«Ce qui est difficile à faire, c’est de rester calme et de dire: tu as un beau modèle d’affaires, il va y avoir de la demande plus tard, soyons patients. On attend que la tempête passe», a-t-il partagé.

Article Le Nouvelliste 
Le Jeudi 25 Juin
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