Ce qui freinait SCAM
SCAM est une entreprise familiale française forte de plus de trois décennies d’expérience dans la fabrication de structures métalliques destinées aux secteurs agricole et de la petite industrie. À l’instar de nombreux ateliers du même type, l’entreprise a bâti sa réputation sur la qualité et la fiabilité. Et comme beaucoup d’autres ateliers de ce genre, elle a atteint un stade où la qualité seule ne suffisait plus à faire passer la production au niveau supérieur.
Avant l’automatisation, SCAM était confrontée à un problème que la plupart des fabricants reconnaissent immédiatement : elle ne parvenait pas à trouver suffisamment de soudeurs qualifiés. Cette seule contrainte limitait la capacité de production de l’entreprise et rendait tout objectif ambitieux purement théorique.
La pression était particulièrement forte sur un type spécifique de pièces. Celles qui nécessitaient le plus de soudures monopolisaient l’équipe humaine et créaient des goulots d’étranglement dans tout l’atelier.
« Je voulais pouvoir disposer d’une capacité de production suffisante pour les pièces nécessitant beaucoup de soudure, qui monopolisaient mes soudeurs et avaient tendance à engorger l’atelier. » – Alexandre Le Rat, directeur de SCAM
Lorsque les pièces nécessitant le plus de soudure et les personnes les plus qualifiées se disputent les mêmes heures de travail, c’est tout l’atelier qui ralentit à leur rythme. SCAM avait besoin de capacités supplémentaires précisément là où la charge de travail était la plus lourde.
Comment SCAM a abordé l’automatisation
Pour venir à bout des pièces longues et comportant de nombreuses soudures qui ralentissaient l’ensemble du processus, SCAM a intégré le système de soudage robotisé BeamMaster d’AGT. L’objectif était de soutenir l’équipe qualifiée et de la décharger de la charge de travail la plus lourde en matière de soudage.
SCAM a considéré l’automatisation comme un complément ciblé plutôt que comme un changement radical du mode de fonctionnement de l’atelier. Le robot s’est chargé des pièces à forte densité de soudure qui mobilisaient le plus d’heures de travail qualifié, tandis que l’équipe a conservé les tâches nécessitant un jugement humain. Les deux systèmes fonctionnent désormais en parallèle.
Avant de s’engager, SCAM a observé le fonctionnement de la cellule dans un environnement de production réel, ce qui a renforcé sa confiance tant dans la technologie que dans l’équipe d’AGT qui la soutenait. Voir le système traiter de vraies pièces a permis de considérer cette décision comme une démarche réfléchie plutôt que comme un pari risqué.
Un détail qui a surpris l’équipe
Dans une cellule robotisée, le robot passe du temps, en temps réel, à localiser chaque joint avant de pouvoir déposer la moindre goutte de métal. Ce temps de détection est une perte de temps pure et simple, qui se répète à chaque soudure. Un capteur laser standard met entre 12 et 16 secondes pour localiser une soudure. SnapCam, le capteur de vision développé par AGT, y parvient en 3 à 5 secondes.
« Un laser mettrait entre 12 et 16 secondes pour détecter une soudure ; désormais, cela ne prend plus que 3 à 5 secondes. Lorsque le robot a 100 soudures à réaliser, cela représente un gain de temps considérable. » – Alexandre Le Rat, directeur de SCAM
Dix secondes par soudure, cela peut sembler peu. Mais sur des pièces comportant des centaines de petites soudures, ces secondes s’additionnent pour représenter un gain de production réel. Chaque seconde que le robot ne passe pas à chercher est une seconde qu’il consacre au soudage.
« Sur les pièces qui nécessitent beaucoup de soudures, nous enregistrons une augmentation de production de 30 à 40 % grâce à la SnapCam. » – Alexandre Le Rat, directeur de SCAM
Une nouvelle façon d’organiser l’atelier
Grâce à Cortex, SCAM simule désormais chaque pièce avant qu’elle n’arrive dans l’atelier. Cela permet à l’équipe de déterminer quelles pièces doivent être confiées au robot en s’appuyant sur un indicateur clair : le rapport entre le temps de soudage et le temps de manutention. Les pièces nécessitant beaucoup de soudage et peu de manutention sont précisément celles pour lesquelles l’automatisation est la plus rentable, et cette décision est désormais prise sur un écran avant même le début de la production.
Cette approche a profondément transformé l’entreprise elle-même. SCAM est allée jusqu’à repenser la conception de ses bâtiments pour les rendre plus « robotisables » et à réorganiser ses flux internes afin de tirer le meilleur parti de la machine. Lorsqu’un atelier conçoit son flux de travail autour du robot au lieu de l’intégrer dans un ancien flux, les gains sont exponentiels.
Le personnel s’est réorienté vers des tâches à plus forte valeur ajoutée
Les opérateurs chargent désormais une seule pièce de grande taille, dont le soudage peut prendre jusqu’à quatre heures pour le robot, puis passent à d’autres tâches pendant que la cellule exécute cette opération de manière autonome.
Pour un atelier qui ne parvenait pas à pallier la pénurie de main-d’œuvre par le recrutement, le robot est devenu une aide supplémentaire fiable et toujours disponible.
« C’est simple. Je trouve ça pratique. Quand il manque des soudeurs, eh bien, nous avons les robots qui sont toujours là. » – Danny Legoff, opérateur de robot
Cette simplicité était intégrée dès le départ. Une fois la cellule installée, l’équipe a trouvé son fonctionnement quotidien très simple. Dans les ateliers où la complexité de la programmation ralentit souvent l’adoption de cette technologie, cette facilité d’utilisation a permis d’utiliser le robot de manière régulière dès le début.
De la pénurie de main-d’œuvre aux records hebdomadaires
Tout cela apparaît sur le tableau de production hebdomadaire. Grâce à l’utilisation du robot pour les pièces les plus lourdes, SCAM atteint désormais des tonnages qu’elle considérait autrefois comme hors de portée, et ce, avec l’équipe dont elle disposait déjà.
« Nous dépassons très régulièrement les 200, voire les 220 tonnes par semaine, des chiffres qui étaient totalement hors de portée il y a encore deux ans. » – Alexandre Le Rat, directeur de SCAM
Ces chiffres reflètent une entreprise désormais limitée par son ambition plutôt que par sa capacité à recruter.
Quels changements interviennent lorsque le goulot d’étranglement disparaît ?
Les résultats obtenus par SCAM proviennent du fait qu’une équipe qualifiée dispose désormais d’une capacité accrue pour traiter les pièces qui la ralentissaient auparavant, ainsi que des outils de planification permettant de déterminer précisément où cette capacité doit être affectée.
Si des pièces à forte densité de soudures bloquent votre flux de production, ou si vous avez du mal à trouver les soudeurs dont vous avez besoin, il peut être intéressant d’examiner quels changements interviennent lorsque ce goulot d’étranglement disparaît de votre processus.
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